24/07/2006

Valentino

Il nous avait dit « à 8h30 sur la route ».
Nous n’étions finalement que deux car le samedi soir avait été très copieux et bien arrosé.
Trois heures de marche pour y arriver. Les autres nous rejoindraient là-haut en voiture, par le chemin dit « carrossable »…
A l’heure convenue, Valentino est là, bâton à la main et nous commençons à monter sur SON chemin.
Il en connaît chacune des pierres qu’il a placées lui-même et il nous les raconte. Celle-ci, il l’a posée il y a 10 ans, cette autre il y a 15 ans. Il sait qu’il n’a pas « pluvu » (son accent est adorable) sur cette portion de chemin car les gravillons n’ont pas été déplacés…
Il nous raconte aussi le bois. Telle parcelle appartient à I. ou à F… Ce tas de bois-là,il l’a coupé il y a 5 ans et il est toujours là… L’avalanche est passée par là…. Ces arbres-ci ont été foudroyés…
Il nous raconte aussi le nom des tournants, car oui, chaque tournant possède un nom. (A vrai dire, je n’ai pas encore compris pourquoi au tournant dit « du taureau », il nous a raconté une histoire de serpent…)
A mi-route, il nous invite à signer dans le « livre d’or » qui est protégé dans une boîte métallique fixée à la montagne.
Plus le temps passe, plus Valentino s’enhardit.
Ses histoires aussi.
De naïves, elles deviennent coquines et puis vachement salaces….
Le plus comique est qu’il les ponctue d’un « Je ne souis pas sexchuel »…
Aaah maintenant, nous en savons beaucoup sur les « choses » qui se sont passées la nuit sur SON chemin ! Nous connaissons aussi quasi tout de sa vie très intime .…
G et moi, on se regarde en coin, ne sachant pas trop que penser. Serait-ce vrai tout ce qu’il nous raconte ??? car Valentino fabule un peu, c’est évident : lors de la montée, il nous a dit avoir 72 ans, lors de la descente, il en aura subitement 76…
Valentino me fait rire mais G a plutôt l’air perplexe. Il est même un peu inquiet quand tout à coup, Valentino ouvre son sac à dos et en sort une hache….
La promenade devient vraiment surréaliste…
Moi, tranquille, j’en profite pour grignoter le petit pain que j’avais emporté. G ne quittera pas Valentino des yeux…
Mais Valentino n’a fait que couper quelques arbres. Il les a élagués et nous a dit qu’on redescendrait avec…
ON ???? Nous aussi ????
Et de sortir alors de son sac des cordes munies de pitons… et de nous expliquer que pour descendre plus facilement il faut nouer la corde autour de la taille et traîner l’arbre derrière soi….
Après 1/2h de travail, il remballe tout et nous reprenons la montée jusqu’à la ferme.
Les autres sont arrivés en auto. Mais une partie seulement… Au lieu d’être 9, nous n’étions que 5 … ce qui valut à Valentino un sermon du fermier qui avait préparé à manger pour 9….
Nous, on n’a rien compris. On ne savait pas que c’était si « organisé »…. On s’attendait simplement à manger une bonne tranche de pain.
Je n’ai pas imposé à mes genoux (encore fragiles) le supplice de la descente. J’ai profité de la voiture.
Mais S et L se sont jointes à G pour redescendre en compagnie de Valentino. La descente n’a pas été triste non plus, paraît-il. C’est surtout S qui a dû subir les « avances » de Valentino (qui a effectivement traîner son arbre derrière lui).

22:32 Écrit par moonshine | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

V Et alors ? Quel age avait Valentino, une fois en bas ? ;-))

bises

Écrit par : Eric | 25/07/2006

:-)) cela restera un grand mystère...

Écrit par : Moonshine | 25/07/2006

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