19/11/2005

Brouillard

J’ai rouvert l’enveloppe du notaire.
J’ai eu tout de suite envie de courir. Pour fuir ?
Il faut pourtant affronter la situation.
J’ai tout relu. Posément.
C’est sûr que je ne changerai pas d’avis sur notre séparation. Je ne l’envisage même plus une demi-seconde. Mais pour la maison, ce n’est pas évident. J’aimerais rester ici. Mais saurais-je vraiment la reprendre? Tous ces chiffres m’impressionnent. Il faut que je revoie le banquier.

Je suis allée courir.
Je ne sais pas si ça va mieux. J’ai l’impression de flotter. Un peu hébétée par le froid, la fatigue, le dernier mail de W.
Il m’écrit à nouveau en français. Son mail se termine ainsi : “Peut-être tu préfères ne pas recevoir de tels messages au bureau. Mais je sais qu'il y a des gens là-bas qui prennent soin de toi, et c'est peut-être plus facile de lire quand il fait clair”.
Pourquoi persiste t’il à m’envoyer de ses nouvelles ?

J’ai eu une semaine folle. Je suis crevée. Il faut que je me repose. J’ai absolument besoin de dormir.
J’ai surtout besoin de sentir que je compte pour quelqu’un.
Je fais mon sac et file chez mes parents pour le WE.

12:04 Écrit par moonshine | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

*** Ce qui est moche, dans les séparations, c'est ce p*** d'incontournable volet financier qui vient alourdir encore une situation qui ne le demandait pas.
Ceci dit, si rester là te rassure parce que c'est au moins un truc stable et familier dans ta vie, poursuivre seule ta route en restant là où vous avez vécu à 2 risque de te peser plus d'une fois. C'est à réfléchir mûrement...
Courage
Bizailées

Écrit par : La Fée Carambole | 21/11/2005

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